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Henri De Toulouse-Lautrec

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Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Montfa naquit le 24 novembre 1864 à Albi, dans le département du Tarn, au sud de la France. Sa famille portait l'un des plus anciens titres aristocratiques du pays, avec une lignée remontant aux comtes médiévaux de Toulouse. Les circonstances de sa naissance furent façonnées par un milieu social étroit où les mariages entre cousins germains étaient courants au sein de la noblesse provinciale ; ses parents étaient eux-mêmes cousins germains, et les conséquences génétiques furent sévères. En 1878, à treize ans, il se fractura le fémur droit ; l'année suivante, son fémur gauche se brisa dans une chute distincte. Aucune des deux jambes ne guérit normalement. Il atteignit une taille d'environ 1,52 mètre, avec un torse d'adulte mais des jambes dont le développement s'était arrêté. Incapable de pratiquer l'équitation, la chasse et la vie en plein air qui définissaient sa classe, il se tourna vers le dessin et la peinture avec une intensité qui surprit même sa famille.

Il arriva à Paris en 1882, à dix-huit ans, pour étudier dans les ateliers de Léon Bonnat puis de Fernand Cormon. Tous deux étaient des peintres académiques au sens traditionnel, mais l'atelier de Cormon offrait un environnement plus libre — c'est là que Lautrec rencontra Vincent van Gogh et Émile Bernard, des artistes poursuivant des idées très différentes sur ce que la peinture pouvait accomplir. Il assimila les leçons de l'impressionnisme sans devenir impressionniste, et découvrit dans les estampes japonaises — les ukiyo-e de Hokusai, Utamaro et Hiroshige — une logique compositionnelle qui allait définir son œuvre de maturité : aplats de couleur, contours fortement silhouettés, cadrage resserré, compositions en diagonale audacieuses et un intérêt franc pour le monde flottant du plaisir et du spectacle.

À la fin des années 1880, il s'était installé à Montmartre, le quartier au nord de Paris où le café-concert, le bal et le cabaret avaient transformé le divertissement en un spectacle visible à travers toute la ville. Il devint un habitué du Moulin Rouge après son ouverture en 1889, du Divan Japonais, du cabaret d'Aristide Bruant et des maisons closes de la rue des Moulins. Ce n'étaient pas de simples sujets pour lui ; c'était son monde, un lieu où son apparence physique attirait moins l'attention et où les hiérarchies sociales de l'aristocratie dans laquelle il était né pouvaient être entièrement mises de côté. Son étude attentive des artistes de scène — Jane Avril, La Goulue, Yvette Guilbert, May Belfort — produisit des portraits d'une remarquable profondeur psychologique, saisissant les figures non dans des moments de pose mais dans les intervalles entre les représentations, dans la fatigue, l'habitude et le caractère véritable.

En 1891, il reçut la commande d'une affiche pour le Moulin Rouge. « Moulin Rouge — La Goulue » fut imprimée à environ 3 000 exemplaires et placardée sur les murs de Paris, rendant Lautrec célèbre presque du jour au lendemain. Il réalisa au total trente et une affiches grand format et plus de 360 estampes, un corpus lithographique dont la sophistication technique — son usage du crachis pour les dégradés de tons, son intégration du lettrage comme élément plastique, sa compression de scènes complexes en formes graphiques audacieuses — transforma l'affiche d'un artisanat commercial en une forme d'art à part entière. Le portfolio Elles (1896), une série de lithographies en couleur dépeignant la vie dans les maisons closes parisiennes, demeure l'un des cycles d'estampes les plus importants du XIXe siècle.

Il mourut le 9 septembre 1901 au château de Malromé, en Gironde, à l'âge de trente-six ans, des suites de l'alcoolisme et de la détérioration physique qui l'avait accompagné. Son œuvre totale comprenait 737 peintures, 275 aquarelles, 363 estampes et affiches, et plus de 5 000 dessins.

En Scandinavie, l'œuvre de Lautrec entra dans des collections importantes dès le début du XXe siècle. La Thielska Galleriet à Stockholm, construite autour de la collection du banquier Ernest Thiel, possède l'une de ses peintures — une Scène de ballet acquise en 1916 pour 27 000 francs — parmi ses œuvres majeures. Le Nationalmuseum de Stockholm conserve d'autres œuvres et a organisé une rétrospective majeure en 2008, la première étude exhaustive de son œuvre en Suède depuis quarante ans. Aux enchères, les œuvres de Lautrec apparaissent régulièrement chez Stockholms Auktionsverk, qui représente douze de ses trente-neuf pièces sur Auctionist à travers ses sites de Magasin 5, Sickla et Düsseldorf/Neuss. La maison française Aguttes contribue à cinq lots supplémentaires. Les ventes enregistrées sur le marché suédois incluent une lithographie signée « Pour Toi ! » à 15 000 DKK et Jane Avril à 650 SEK, illustrant l'éventail allant des épreuves signées rares aux reproductions d'exposition plus tardives. Ses 39 lots indexés couvrent peintures, estampes, dessins et œuvres diverses, la catégorie Art représentant la plus grande part.

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