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Einar Wallquist
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Les montagnes autour d'Arjeplog apparaissent aquarelle après aquarelle chez Einar Wallquist — bosquets de bouleaux dans la lumière rasante de l'hiver, vastes plateaux sous un ciel ouvert, et les visages des hommes et femmes samis qu'il côtoyait dans son dispensaire pendant quatre décennies. Il n'avait pas reçu de formation artistique. Il arriva à Arjeplog en 1922, jeune médecin de campagne de 26 ans, attiré vers le nord par ce qu'il appelait « un brin de romantisme sauvage », et l'art naquit de la vie qu'il y trouva.
Né le 5 janvier 1896 dans la paroisse de Steneby, en Dalsland, Wallquist fit des études de médecine et choisit le poste le plus reculé possible à l'issue de sa formation. Arjeplog, commune peu peuplée bien au-delà du cercle arctique, allait rester son foyer pour toute sa vie professionnelle. Entre les visites de patients, il dessinait — des dessins à la plume soignés, attentifs aux ombres et à la lumière du jour, et des aquarelles qui documentaient le territoire et les habitants de la Laponie septentrionale. Ses portraits de patients, réalisés au fil des consultations et des moments calmes au cabinet, possèdent une intimité que le portrait formel atteint rarement.
Les dessins et aquarelles accompagnèrent une prolifique carrière littéraire. Son premier livre, « Kan doktorn komma? » (Le docteur peut-il venir ?), parut en 1935 et devint un best-seller, le premier d'une vingtaine d'ouvrages de fiction et de mémoires décrivant la vie aux confins du nord suédois. Le livre fut adapté au cinéma en 1942. Plusieurs de ses titres furent traduits en langues étrangères. Le même regard qui guidait le pinceau guidait la prose : attentif, empathique, ancré dans l'expérience directe d'un mode de vie en pleine mutation.
Wallquist s'intéressait profondément à la culture samie et à l'histoire matérielle de la région. Au fil de ses années de médecin, il se mit à collecter discrètement des objets — orfèvrerie, artisanat, outils du quotidien — témoignant du patrimoine culturel local. Après sa retraite en 1962, il consacra trois ans à préparer ce qui allait devenir sa contribution la plus durable en dehors de la médecine et de l'art : en octobre 1965, il ouvrit le Silvermuseet à Arjeplog. Le musée abrite la plus grande collection d'argenterie samie au monde et demeure l'une des institutions culturelles les plus importantes de la Laponie suédoise. Wallquist en resta directeur jusqu'à sa mort le 21 décembre 1985, à presque 90 ans.
Son œuvre visuelle est représentée au Moderna Museet de Stockholm, et il exposa notamment à Prins Eugens Waldemarsudde ainsi qu'à Luleå et Falkenberg. Sur le marché nordique des enchères, les œuvres de Wallquist apparaissent principalement dans les maisons du nord de la Suède — Norrlands Auktionsverk en tête avec 13 lots, suivi de Karlstad Hammarö Auktionsverk et Stadsauktion Sundsvall. Les 24 lots répertoriés sur Auctionist sont en grande majorité des peintures et œuvres sur papier. Les prix reflètent un marché modeste, indépendant de sa considérable renommée d'écrivain et de fondateur de musée : les œuvres se vendent généralement entre 450 et 1 300 SEK. La vente la plus élevée enregistrée est une aquarelle de 1978 à 1 300 SEK.